Menu
Trouver un couvreur

Devenir couvreur

Quel parcours choisir pour une formation de couvreur ?

Vérifié le Sources : ONISEP (fiches formation, données InserJeunes 2024) · France Compétences (RNCP 41834, 35889, 36101) · service-public.gouv.fr · Légifrance (convention collective IDCC 1597) · Constructys

En bref — Le diplôme d’entrée est le CAP couvreur, en deux ans après la 3ᵉ, dans une version rénovée pour les parcours commencés depuis le 1ᵉʳ septembre 2026. On le complète par un certificat de spécialisation zingueur (1 an) ou un brevet professionnel (2 ans). Les adultes peuvent passer par le titre professionnel couvreur-zingueur, ou par la VAE. Un chiffre à connaître avant de choisir : six mois après la formation, 19 % des élèves de CAP et 30 % des apprentis sont en emploi salarié — contre 72 % après un BP en apprentissage (InserJeunes 2024).

La carte des formations

Quelles formations mènent au métier de couvreur ?

Cinq certifications principales : le CAP couvreur, le certificat de spécialisation zingueur, le brevet professionnel couvreur, le bac pro interventions sur le patrimoine bâti option couverture, et le titre professionnel couvreur-zingueur. Le CAP est le premier niveau de qualification du métier ; les autres le complètent ou s’adressent aux adultes.

CertificationNiveauDuréeAccèsDélivrée par
CAP couvreur32 ans (1 an possible après un autre CAP)Après la 3ᵉÉducation nationale
CS zingueurCAP + 1 an1 anAprès un CAP du même secteurÉducation nationale
BP couvreur42 ansAprès un CAP de la même spécialité ou voisine, préparé en apprentissageÉducation nationale
Bac pro interventions sur le patrimoine bâti, option couverture43 ans (2 ans après un CAP de la même spécialité)Après la 3ᵉÉducation nationale
Titre professionnel couvreur-zingueur3Selon l’organisme de formationFormation continue, reconversion, apprentissage, VAEMinistère du Travail

Sources : ONISEP, fiches formation (CAP couvreur, CS zingueur, BP couvreur, bac pro interventions sur le patrimoine bâti option C couverture) ; France Compétences, fiches RNCP 41834 et 36101 — consultées le 26 septembre 2026.

Le CAP couvreur a changé de fiche au RNCP à la rentrée 2026 : la version enregistrée sous le numéro 41834 s’applique aux parcours commencés depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 et remplace la précédente (RNCP 35889), avec une correspondance totale entre les deux. L’ONISEP cite aussi, sous deux intitulés distincts, le CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics et le BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics : ils mènent à un métier voisin, l’étanchéité, et non à la couverture elle-même.

Ce que deviennent les sortants, six mois après

Trouve-t-on du travail après une formation de couvreur ?

Oui, mais surtout après le deuxième diplôme. Six mois après la fin de la formation, 19 % des sortants de CAP par voie scolaire et 30 % des apprentis sont en emploi salarié, et environ la moitié poursuivent une formation. Après un BP couvreur en apprentissage, 72 % sont en emploi (ONISEP, données InserJeunes 2024).

Formation et voieEn emploi salarié à 6 moisEn formationAutres situations
CAP couvreur, voie scolaire19 %48 %33 %
CAP couvreur, apprentissage30 %53 %17 %
CS zingueur, apprentissage41 %48 %11 %
BP couvreur, apprentissage72 %12 %16 %

Source : ONISEP, fiches formation, données issues du dispositif InserJeunes 2024, consultées le 26 septembre 2026. « En emploi » : tout type d’emploi salarié. « En formation » : poursuite d’études, redoublement ou changement de filière. « Autres situations » : recherche d’emploi, séjour à l’étranger, activité indépendante, etc.

Ce tableau se lit dans le bon ordre, le moins flatteur d’abord. Un CAP seul mène rarement tout droit à un emploi salarié : six mois après, moins d’un sortant sur trois en occupe un. Ce n’est pas pour autant un aveu d’échec du métier. D’une part, la moitié des sortants de CAP sont encore en formation — une catégorie qui mêle poursuites d’études, redoublements et réorientations. D’autre part, « en emploi » ne compte que l’emploi salarié : un jeune installé à son compte est rangé parmi les « autres situations ».

Deux enseignements tiennent quand même. L’apprentissage fait mieux que la voie scolaire, à diplôme égal : 30 % contre 19 %. Et le brevet professionnel change la donne : près de trois sortants sur quatre sont en emploi salarié six mois après. Ce sont des moyennes nationales : elles ne disent rien de votre bassin d’emploi ni de votre entreprise d’accueil.

Lycée professionnel ou apprentissage

Vaut-il mieux préparer le CAP couvreur en lycée ou en apprentissage ?

Les deux mènent au même diplôme, mais l’apprentissage est rémunéré et mieux suivi d’un emploi. Dans le bâtiment, l’apprenti touche au moins 40 % du SMIC la première année avant 18 ans. En voie scolaire, l’élève fait 14 semaines de stage en entreprise et garde le statut d’élève.

Ce qui distingue concrètement les deux voies :

  • Le statut et la paie. L’apprenti est salarié. Dans le bâtiment, un accord de branche du 8 février 2005 lui garantit de 40 % à 80 % du SMIC selon son âge et son année de contrat, plus que le minimum légal (Constructys, guide de mai 2025). L’élève de lycée professionnel, lui, effectue 14 semaines de période de formation en milieu professionnel sur les deux ans (ONISEP).
  • Le rythme. En apprentissage, la formation en centre de formation d’apprentis (CFA) doit représenter au moins 25 % de la durée totale du contrat ; l’alternance varie selon les formations, par exemple deux jours au CFA et trois en entreprise, ou un mois sur deux.
  • La suite. Selon l’ONISEP, le BP couvreur se prépare après un CAP de la même spécialité — ou d’une spécialité voisine — préparé en apprentissage.
  • Le premier poste. Après le CAP, la convention collective prévoit une période de 9 mois au plus avant de confirmer ou de relever le classement ; elle est ramenée à 6 mois pour ceux qui ont déjà une expérience d’entreprise, notamment par l’apprentissage (art. 12.41).

Adulte, en reconversion : le titre professionnel

Comment se former au métier de couvreur quand on est adulte ?

Par le titre professionnel couvreur-zingueur, délivré par le ministère du Travail (niveau 3), ou par le CAP couvreur lui-même, tous deux ouverts à la formation continue. Au-delà de 29 ans, l’apprentissage n’est possible que dans des cas particuliers, comme un projet de création ou de reprise d’entreprise.

Le couvreur-zingueur réalise la mise hors d’eau de tous types de bâtiments, dans le cadre de travaux neufs ou de rénovation.
Activité visée par le titre professionnel couvreur-zingueur, fiche RNCP 36101 — France Compétences, consultée le 26 septembre 2026

Le titre professionnel couvreur-zingueur est enregistré au RNCP sous le numéro 36101. Il se compose de quatre blocs de compétences :

  • réaliser la couverture de combles à deux versants en petits éléments — tuiles, ardoises ;
  • réaliser la couverture de combles de formes diverses en petits éléments ;
  • réaliser la couverture de combles à deux versants en zinc ;
  • réaliser et mettre en œuvre les abergements et l’évacuation des eaux pluviales.

France Compétences liste les voies d’accès : formation initiale, apprentissage, formation continue, contrat de professionnalisation, reconversion, candidature individuelle et VAE. Un point de vigilance, avant de s’engager dans une formation longue : la fiche est enregistrée jusqu’au 6 mars 2027. Si votre formation se termine après cette date, demandez à l’organisme ce qui est prévu pour la suite de l’enregistrement.

Le CAP couvreur, de son côté, est aussi accessible aux adultes : sa fiche RNCP mentionne la formation continue, le contrat de professionnalisation et la candidature individuelle. Les modalités de financement dépendent de chaque situation — salarié, demandeur d’emploi, indépendant — et ne sont pas détaillées ici.

Faire reconnaître son expérience : la VAE

Peut-on obtenir un diplôme de couvreur grâce à son expérience ?

Oui, par la validation des acquis de l’expérience (VAE), ouverte pour le CAP couvreur comme pour le titre professionnel couvreur-zingueur. Depuis la réforme du dispositif, il n’est plus nécessaire de justifier d’au moins un an d’expérience en rapport avec la certification visée.

La VAE s’adresse à ceux qui ont appris sur le tas : un manœuvre qui monte sur les toits depuis plusieurs années, un ouvrier d’une autre spécialité du bâtiment, un indépendant sans diplôme.

Validation des acquis de l’expérience (VAE)
Le dispositif par lequel toute personne fait reconnaître ses expériences, professionnelles ou non — le bénévolat, par exemple —, quels que soient son statut, son âge, sa nationalité ou son niveau de formation (service-public.gouv.fr).

Les candidatures passent par France VAE, le service public de la validation des acquis.

Obtenir un CAP par la VAE a deux effets concrets. Pour un salarié, le diplôme vaut classement au niveau II, coefficient 185, de la convention collective des ouvriers du bâtiment (art. 12.41). Pour un projet d’installation, il constitue la qualification exigée par le Code de l’artisanat pour la construction, l’entretien et la réparation des bâtiments — l’autre voie étant de justifier trois années d’expérience effective dans le métier (art. R121-1 et R121-3).

Se spécialiser après le CAP

Que faire après un CAP couvreur ?

Entrer dans la vie active, ou poursuivre : en un an avec le CS zingueur, en deux ans avec le BP couvreur ou le bac pro interventions sur le patrimoine bâti, option couverture. Dans la convention collective, le BP classe d’emblée au coefficient 210, contre 185 pour le CAP.

Vous voulez travailler le métal

Le CS zingueur, en un an, forme aux couvertures et bardages métalliques — zinc, cuivre, aluminium, acier — et aux ouvrages d’évacuation des eaux pluviales, gouttières et chéneaux. Il s’ouvre aux titulaires d’un CAP du même secteur.

Vous visez l’autonomie, l’encadrement ou l’installation à votre compte

Le BP couvreur, de niveau 4, en deux ans, forme à la pose et à la restauration de couvertures en matériaux variés, à la préparation du chantier et à l’animation d’une petite équipe. L’ONISEP le présente comme orienté vers l’insertion directe ou la création d’entreprise.

Vous êtes attiré par le patrimoine

Le bac pro interventions sur le patrimoine bâti, option couverture, forme à l’entretien, à la réhabilitation et à la restauration d’édifices anciens, dans le respect des règles de conservation du patrimoine architectural. Il se prépare en deux ans après un CAP de la même spécialité.

Dans la grille des salaires, le choix se voit : en Île-de-France en 2026, le minimum conventionnel est de 1 899 € brut par mois au coefficient 185 (CAP) et de 2 038 € au coefficient 210 (BP ou bac pro), pour 35 heures.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une formation de couvreur ?

Deux ans pour le CAP après la 3ᵉ, un an s’il est préparé après un autre CAP. Comptez ensuite un an pour le CS zingueur, deux ans pour le BP. La durée d’une préparation au titre professionnel couvreur-zingueur dépend de l’organisme de formation.

Peut-on se former au métier de couvreur à 30 ou 40 ans ?

Oui. Le titre professionnel couvreur-zingueur et le CAP couvreur sont ouverts à la formation continue, et la VAE permet de valider une expérience déjà acquise. L’apprentissage, lui, est limité à 29 ans révolus, sauf exceptions comme un projet de création ou de reprise d’entreprise.

Quelle formation pour devenir couvreur-zingueur ?

Deux voies : le CAP couvreur complété par le CS zingueur, en un an ; ou le titre professionnel couvreur-zingueur, dont l’un des quatre blocs porte sur la couverture en zinc.

Le CAP couvreur a-t-il changé en 2026 ?

Oui. Une nouvelle fiche, RNCP 41834, s’applique aux parcours commencés depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 ; elle remplace la fiche RNCP 35889, avec une correspondance totale entre les deux.

Peut-on préparer le BP couvreur sans CAP couvreur ?

Selon l’ONISEP, le BP se prépare après un CAP de la même spécialité ou d’une spécialité voisine, préparé en apprentissage. Parmi les formations d’accès citées figurent par exemple le CAP charpentier bois et le bac pro technicien constructeur bois.

Sources

Cette page présente les formations et leurs règles à la date indiquée. Les référentiels, les fiches RNCP et les conditions d’accès évoluent : vérifiez-les auprès de l’établissement, du CFA ou de l’ONISEP avant de vous inscrire. Dernière vérification :

Pour continuer

Cette page fait partie du dossier « Métier de couvreur ».

Sur le même sujet

Aller plus loin